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XIème et XVème siècles, calcaire et crépis.
Une dalle funéraire en calcaire du XVème siècle.
Le buste reliquaire de Saint Firmin en bois doré du XVIIIème siècle.
Une statue de saint Loup en bois polychrome du XVIIIème siècle.
Un lutrin en bois peint du XVIIIème siècle.
L’église de Mery es Bois remonte peut être au XIème siècle pour sa nef. La chapelle sud, avec fenêtre à meneaux tréflée est datable du XIVème siècle tandis que l’abside est plus tardive. Le clocher est reporté près du pignon, à l’Ouest. Le sanctuaire dépend sous l’ancien régime l’abbaye Saint Sulpice de Bourges.
Pendant la révolution, des pierres tombales et des reliques de Sainte Solange, patronne du Berry, provenant de l’abbaye de Loroy, sont transportées dans l’église. Les reliques déposées dans un angle du Clocher, sont épargnés au cours de la période de suppression de culte. Le clocher de l’église abrite une cloche en bronze qui porte une inscription invoquant Saint- Firmin. Ainsi que la date 1525, séparée par des motifs ornementaux et une croix. Cette mention atteste qu’elle a été fondue pour cette église.
Dalle Funéraire d’Henri de Sully (XIIIème siècle)
Cette plaque rectangulaire gravée est transférée à l’abbaye de Loroy à la révolution et sert de pierre d’autel.
Elle représente un guerrier debout, les mains jointes, tête nue avec cheveux ondulés et barbe. L’homme est revêtu d’une cote de mailles sous une tunique et porte une épée dans son baudrier et un bouclier armorié. L’inscription, incomplète sur les pourtours, mentionne la date de 1269 et le lieu du décès, en Apulie, contrée de l’Italie antique correspondant aux Pouilles.
Il doit s’agir de la dalle funéraire d’Henri II de Sully au service du roi de Naples, Charles d’Anjou, frère de Saint Louis.
Dalle funéraire (XVème siècle)
Sur cette pierre tombale, dont la partie supérieure manque, est représentée, un chevalier en armure, les mains jointes. Il porte au côté une épée courte et une dague. L’inscription en lettres gothiques indique la date précise de la mort, août 1417, mais non le nom de défunt.
La dalle provient également de l’abbaye de Loroy et fait initialement partie des sépultures des différents personnages religieux pou laïques inhumés dans l’église Abbatiale.
Buste reliquaire de Saint Firmin, XVIIIème siècle.
Il est d’usage de placer des reliques d’un saint dans un élément sculpté anthropomorphe, le plus souvent bras ou tête. Le saint patron de l’église est ainsi figuré en buste d’évêque. Premier évêque d’Amiens, il porte ici la barbe et la mitre. Une inscription peinte à la base de l’œuvre mentionne son nom ; les reliques apparaissent au dessus, dans un médaillon vitré ovale. Dans l’église, cet ensemble est complétée par une statue de Firmin figurée cette fois debout et bénissant. Sa fête est traditionnellement célébrée le 7 novembre, avec les autres saints du Diocèse de Bourges.
Saint Lou, XVIIIème, ce saint, évêque de Sens Mort en 623, est invoqué, comme saint Gilles, dont il partage la fête le 1er septembre, en tant que protecteur des petits enfants, ce qui explique la représentation d’un enfant agenouillé au pied de l’évêque, debout, qu le bénit de la main droite. De nombreux éléments de ce type sont placés dans les églises au XVIIème et XVIIIème siècle, afin de renouveler la statuaire après les dommages consécutifs aux guerres de religions.
Lutrin XVIIIème siècle
Ce pupitre aux formes courbes a peut être appartenu au mobilier de l’église de Loroy avant son transfert à Mery es Bois lors de la révolution. Placé dans le chœur, il reçoit les volumes de textes ou de chants en usage par la communauté cistercienne de Loroy lors des différents offices du jour et de la nuit. Un antiphonaire recueil de chants imprimé destiné aux choristes, est placé sur le lutrin.
Horaires :
Ouverte à la visite toute la journée.
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